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  • Santé
  • par Cédric
  • 21 juillet 2025
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La course à pied semble naturelle, mais derrière chaque foulée se cachent des mouvements biomécaniques complexes qui peuvent avoir un impact majeur sur la santé du coureur. Parmi eux, la pronation et la supination désignent des mécanismes d’amortissement du pied… qui peuvent, s’ils sont déséquilibrés, mener à des blessures chroniques.

Quel est votre type de foulée ?

Comprendre les différents types de foulée

Chaque coureur adopte une foulée spécifique, selon la morphologie de son pied, sa posture et sa technique de course. Il existe trois grands types de foulée :

Type de fouléeDescriptionRisques associésChaussures recommandées
Foulée neutreLe pied reste aligné, ni vers l’intérieur ni vers l’extérieurFaibles s’il n’y a pas de déséquilibre musculaireModèles universels
Foulée pronatriceLe pied s’affaisse vers l’intérieur (>15°) lors de l’impact au solDouleurs aux genoux, hanches, pieds platsModèles avec soutien médial renforcé
Foulée supinatriceLe pied roule vers l’extérieur, impactant le bord externe de la chaussureTendinites, entorses, fasciite plantaireModèles à amorti souple et large

La pronation : quand le pied roule vers l’intérieur

La pronation correspond à l’affaissement du pied vers l’intérieur, phénomène naturel qui permet d’absorber les chocs. Cependant, une hyperpronation, au-delà de 15°, peut perturber l’alignement du corps et entraîner :

  • douleurs aux genoux, hanches et bas du dos
  • tendinites et déformations des orteils
  • affaissement de la voûte plantaire
  • apparition d’ampoules à répétition

Solutions pour corriger une pronation excessive

  1. Chaussures stabilisatrices : elles offrent un soutien renforcé à l’intérieur du pied pour limiter l’effondrement.
  2. Chaussures minimalistes : après une phase d’adaptation, elles permettent un renforcement musculaire naturel.
  3. Chaussures barefoot : très fines, elles sollicitent les muscles du pied, mais doivent être introduites progressivement.
  4. Étirements et mobilité : mobiliser les orteils, les mollets et la voûte plantaire pour rétablir l’équilibre musculaire.
  5. Semelles orthopédiques : en cas de déséquilibres plus profonds, une correction personnalisée peut s’imposer.

La supination : une déviation plus rare, mais problématique

La supination est une inclinaison du pied vers l’extérieur. Moins courante (environ 10 % des coureurs), elle sollicite intensément la face externe du pied et peut provoquer :

  • tendinites du tendon d’Achille
  • fasciite plantaire
  • entorses à répétition ou douleurs au tibia

Que faire en cas de supination ?

  • Renforcement musculaire ciblé : travail des fessiers, des chevilles et des hanches pour stabiliser les appuis
  • Analyse de la technique de course : un coach peut corriger les mauvaises postures à l’origine de la supination
  • Chaussures à amorti externe : privilégier les modèles flexibles et légers sans renfort rigide

Comment connaître son type de foulée ?

Plusieurs méthodes permettent de savoir si vous êtes pronateur, supinateur ou neutre :

  • Observation des semelles usées :
    • intérieur usé → pronation
    • extérieur usé → supination
    • centre usé → foulée neutre
  • Analyse biomécanique en magasin spécialisé :
    • test sur plateforme de pression
    • vidéo au ralenti sur tapis de course
    • conseils personnalisés pour choisir ses chaussures

Pourquoi bien choisir ses chaussures est crucial

Un mauvais choix de chaussures de running peut accentuer les déséquilibres de votre foulée. Voici un tableau de correspondance :

FouléeType de chaussures conseillé
Foulée neutreModèles universels (ex : Nike Pegasus, Brooks Ghost)
Pronation légère à modéréeChaussures à soutien médial (ex : Asics Kayano, Saucony Guide)
SupinationChaussures à amorti latéral (ex : Asics Gel Nimbus)
Avec semelles orthopédiquesChaussures neutres sans correction intégrée

Pronation et supination : pas que pour les pieds !

Il existe également des mouvements de pronation et supination du bras. En course, ils concernent uniquement le pied, mais on retrouve ces termes en médecine et en sport (tennis, escrime, musculation…).

Pathologies associées (bras et jambes)

  • Pronation douloureuse de l’enfant : subluxation de la tête radiale, souvent due à un mouvement brusque
  • Épicondylite médiale : inflammation du coude par sursollicitation
  • Hyperpronation du pied : peut entraîner des douleurs jusqu’aux lombaires

Ce qu’il faut retenir

  • La pronation et la supination ne sont pas des défauts en soi, mais leur excès peut devenir pathologique.
  • Une bonne foulée passe par une chaussure adaptée, une bonne technique, un renforcement musculaire et parfois l’aide d’un spécialiste.
  • Mieux vous connaissez vos appuis, mieux vous courez… et plus longtemps vous pourrez le faire sans douleur.